Blocage des salaires et réduction des effectifs

Blocage des salaires et réduction des effectifs, malgré le haut niveau de rentabilité de la Banque

Malgré les pressions, plus d’un tiers des salariés a participé au mouvement de grève du 25 janvier.
Et pourtant, toujours des (belles) paroles, mais pas les actes (attendus).

Blocage des salaires et réduction des effectifs, voilà en effet le (seul) projet collectif proposé aux salariés.

Blocage des salaires, car en effet la Direction veut inscrire la soit disante « pause » des augmentations collectives dans la norme, ZERO % d’augmentation collective deviendrait la règle (0% en 2012, et 0% en 2013). Et cela est complété par une prime ridicule (en dessous de 35k€ de RCA: 350€) réservée aux plus bas salaires (heureusement).

Réduction des effectifs, car alors que depuis 10 ans les effectifs présents n'augmentent pas (et restent constants à moins de 600), nos dirigeants repassent maintenant en boucle leur dernier argument :

« Affuter » est le verbe à la mode (ce qui signifie : « enlever de la matière… »).
En langage courant c’est le NON REMPLACEMENT de départs à la retraite.

La Banque Courtois va ainsi participer à la destruction d’emplois, car l’essentiel de la destruction d’emplois salariés est réalisée par le non remplacement des salariés lors de leur départ de l’entreprise.
Autre conséquence directe de ce « grignotage » de l’emploi : l’intensification du travail et des conditions de travail encore plus dégradées pour ceux qui restent.

Et bien évidemment, la Direction ne cesse de mettre en avant : la « Crise » qui est là (pas pour tout le monde), et le Chômage qui augmente (pour les salariés, en déséquilibrant dramatiquement la relation salariés-employeurs).

A la Banque Courtois, les dernières années ont été extrêmement prospères (et tout particulièrement depuis 3 ans, depuis la crise financière qui a contaminé les sphères économiques et sociales, cela doit être une coïncidence…).

En 10 ans:

• Le PNB a augmenté de 75% (de 97,8 à 171,8 millions d’€)
• Les autres charges ont augmenté de 61% (de 26,4 à 42,7 millions d’€, dont l’évolution des facturations imposées par le groupe, et ce n’est pas terminé)
• Le RBE a augmenté de 138% (de 32,6 à 77,7 millions d’€)
• Le Résultat Net (après provisions et impôts) a augmenté de 128% (de 17,4 à 39,7 millions d’€
• Le prélèvement de Dividendes par l’actionnaire a été multiplié par plus de 3 (de 13,9 à 42,4 millions d’€, davantage que le Résultat Net !!!) 

Mais dans le même temps, toujours en 10 ans :

• Les appointements (RCA*+Primes y compris les Indemnités de Fin de Carrière) n’ont évolué que de 24%.
• Le cumul des augmentations collectives est inférieur à 10% quand le cumul des variations des prix à la consommation dépasse les 20%
• Le salaire moyen n’a évolué que de 17% (de 31,0 à 36,3 k€). Ce qui veut dire que même avec des augmentations individuelles, les salaires sont depuis longtemps déconnectés des prix (ce qui n’est pas le cas des tarifs de la Banque).

Le haut niveau de rentabilité de la Banque Courtois est quasi exclusivement assis sur ces décalages incompréhensibles entre la rémunération de l’actionnaire et celle des salariés.

Le dialogue social, c’est respecter les demandes responsables et légitimes des salariés :

• Dans l’enveloppe globale qu’elle accepte chaque année de consacrer aux augmentations et aux primes, la Banque Courtois a les moyens de faire pour une fois les arbitrages légitimes pour des augmentations collectives et individuelles.
• La Banque Courtois a les moyens de consacrer les effectifs nécessaires à des conditions de travail normales et sereines.

* Rémunération Contractuelle Annuelle

augmentation (2)

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